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Chronique sans sujet : sans pour sang marseillais

14 avril 2008 vu 156 fois 6 CommentairesEnvoyer à un ami Envoyer à un ami

Je me trouve en ce moment dans un beau petit coin 1ère classe du TER en provenance de Marseille, retour au bercail. J’attends bien patiemment que le contrôleur vienne me reloger dans une wagon propre à ma classe sociale, alors que celui de première classe est absolument vide. Peut importe, je n’ai pas payé pour me dit raton * ! Et si tout le monde faisait comme moi ? Bon, en réalité je ne me pose pas toutes ces questions, et si le contrôleur vient me chercher des noises, je me soumettrais à son autorité sans broncher et j’irais finir cette article au bar. Bon, vous vous demandez sûrement et avec raison où je veux en venir ? Nulle part, je laissais seulement mon inspiration du moment prendre les rennes et je n’effacerait pas même si ça n’a aucun lien avec le sujet et même si cette introduction n’est pas digne de porter ce nom. Le sujet ? Mince, j’ai oublié… Non en fait je n’ai pas de sujet, je me tâte pour la chronique sans structure, sans règle… peut-être même sans intérêt, qui sait ?

Alors comment écrire une chronique sans avoir de sujet ? Je vous parlerais bien de mon séjour à Marseille, dans un quartier où je n’ai vu aucun chien, mais inondé d’excréments -type canin ndlr-. Comment expliquez vous ce genre de phénomène ? C’est Marseille me direz vous, ne cherchons pas à comprendre, et puis les mouettes là bas elles sont capables de tout ! Je pourrais aussi parler de la soirée animée d’un film pseudo-horreur simili-gore tendance S.M., des années 70… je vous passe des détails, mais mon cousin me fait remarquer avec classe, que pour pouvoir se bidonner en regardant le film, bien détendu devant un picon en 2008, il a fallu qu’un espèce de personnage un peu glauque puisse penser à faire ce genre de film ; ou bien de répondre à une demande, à un public… -dans quel cas c’est pire- et ça il y a 30 ans ! Aujourd’hui ce genre de truc n’effraie plus personne, et ce qui est réellement “effrayant“, c’est que ce qui nous choque aujourd’hui, ce qui est tabou et inacceptable pour la plupart, peut être on en rigolera dans une vingtaine d’années ? C’est un rendez-vous.

Autre phénomène inexplicable fréquent sur la côte méditerranéenne… Les superbes plages publiques, un peu à l’écart de ce qu’on appellera du plouc-ô-tourisme, avez vous remarqué à quel degré elles sont polluées ? Je ne vous ferais pas un sermon sur l’écologie rassurez vous… tout le monde le sait qu’on doit faire attention à notre planète, pardi ! Avez vous seulement pris un petit quart d’heure juste pour faire le bilan du genre de déchet que l’on y trouve ? En passant par l’emballage d’un bounty, au caddie ikea, d’une boite de pizza au sac de poubelle plein, et j’en passe des meilleures. Les habitants locaux me diront que c’est les touristes qui abîmes le littoral, quant aux touristes eux, diront que c’est le mistral -certains diront simplement le vent-. J’ai très rarement vu ça sur la côte atlantique. Je compare un peu tout ceci à l’esprit McDo, vous savez cette fâcheuse tendance à ne pas vouloir -par principe je suppose- jeter les emballages dans la poubelle, j’ai bien dit l’esprit.

J’aimerais bien aussi vous parler de cette horloge biologique de l’apéro qu’ont les Marseillais ; et de comment ceux qui n’ont pas ce don vont rapidement jeter un regard sur leur montre, après avoir été brusqués par la sirène d’une voiture de police qui dévale les rues à toute allure, pour finalement constater que c’est bien l’heure de l’apéritif. Je parlerais bien aussi de l’ambiance des bistrots que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en France lors d’un simple match de ligue. Je me suis presque cru à la finale de l’équipe nationale contre le brésil en 98.

Bref c’est un weekend bien rempli que j’ai passé dans la deuxième ville de France, et j’étais bien accompagné. Mon train arrive à destination et dans quinze minutes je suis dans mon lit : je constate que j’ai pu écrire presque cinq paragraphes sans avoir pensé à un sujet précis, sans structure et sans règle. Je ne sais pas si cela vaut la chronique du lundi, mais une forte envie de partager ce weekend me démangeais, et je me suis lancé. Pourquoi pas ? On verra bien ce que ça donne.

J’ai oublié mon appareil photo et c’est bien dommage pour vous, simplement parce que je n’ai aucune preuve d’avoir passé un weekend à Marseille. J’aurais bien pu rester devant mon pc toute la semaine (lang. fam. “faire l’autiste”) à imaginer une histoire, pour donner un peu de vie à mon personnage : dire que je bouge, que j’ai une vie sociale, que je voyage -bon Toulon Marseille ce n’est qu’une soixantaine de kilomètres- . Qui sait ?

Bon je suis à l’arrêt, je descends de mon train, je poste en arrivant et je constate les dégâts dans les statistiques cette semaine, soyez indulgents.

Cordialement

Creative Commons License photo credit: wari_pqfamily

* : jeu de mot sans importance réelle
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6 Commentaires »

  • insolite85 said:

    Peut-être pas de sujet précis, mais un “fil rouge” dans ce billet qui pourrait donner aussi ce titre à la chronique : En revenant de Marseille…

  • Francois Bouly (author) said:

    Bonjour le vendéen ! Oui ça aurait été plus simple de prendre un nom tel que celui que tu me proposes. Beaucoup plus simple que mon jeu de mot très subtile, et un peu long aussi… :D Enfin, trop tard ! Merci pour ton passage et ton petit commentaire ;)
    Cordialement

  • Véronique said:

    La chronique est un genre qui a fait ses preuves; c’est bien aussi! Bon, juste, à Marseille ce sont les goélands, pas les mouettes (ces même goélands qui se font les décharges!).
    J’ai bien aimé le petit voyage; à bientôt.

  • Francois Bouly (author) said:

    Oui c’est vrai, ce sont des goélands (je suis rochelais désolé). Merci pour ton commentaire Véronique !

    A bientôt ! :)

  • Zone Franche said:

    belle idée de parler de Marseille sans but…
    Comme une zone franche de la vie; là où l’on peut parler de tout et surtout de n’importe quoi…
    cela ferait presque un poème…

    merci de tres visites

  • Francois Bouly (author) said:

    Bonjour Zone Franche, Marseille on pourrait écrire un livre sur la vie, la culture et son tas de choses qui la différencie des autres villes. Même en parler sans but c’est en parler avec fascination, comme dit son équipe : droit au but, non ?

    Merci a vous pour le commentaire vous êtes la bienvenue sur Paroles Chroniques.

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