J’ai eu la désagréable surprise hier soir, d’apprendre que la réforme sur l’immatriculation des plaques minéralogiques en France était acceptée, présentée officiellement aux médias ce mercredi par Michèle Alliot-Marie. Elle n’a que très peu reconsidéré le projet, suite à l’appel lancé par le regroupement de députés réunis par le slogan “Jamais sans mon département” : elle rends —généreusement— la possibilité d’apposer sa fierté régionale… à coté de la plaque. Revenons sur l’information avant de déblatérer sur le sujet.
Ce projet de réforme a été initié suite à des difficultés grandissantes à gérer un système de cartes grises grisonnant, et votée après “concertation avec l’assemblée des départements de France“. Motivation ? Assouplir le système d’immatriculation, éviter une éventuelle saturation des combinaisons alpha-numériques et la cerise sur le gateau : “les plaques seront plus difficiles à trafiquer” prétend Gérard Gachet, journaliste et depuis peu porte-parole du ministère de l’intérieur.
A quoi vont-elles ressembler ? Toujours dans un fonctionnement alpha-numérique, elle seront marquées d’une combinaison de deux lettres, trois chiffres et deux autres lettres, en dépit d’un code département absent. “Possibilités presque infinies” dixit fièrement la ministre, chose que je contredit sans hésiter, ni même dans le besoin de me justifier ¹. D’un autre point de vue, le dégorgement de l’afflux des plaques en région parisienne sera imminent, sauf que l’on doit m’expliquer le besoin de changer complètement le système.
Peut-être trop nostalgique, la rupture avec les francs est encore fraiche, et là c’est un coup plutôt dur. Je ressent cette réforme comme un combat sous le blason du “le français veut du changement, il en aura” et visant tout simplement, sous de piètres excuses, à orner le tableau des réalisations présidentielles. Car bien sur, elle règlera le problème de la saturation des immatriculations parisiennes d’ici la fin du quinquennat sarkosiste ; sauf qu’une fois de plus, le peuple ne sera pas consulté —ou mal représenté—. L’IFOP (Instut français d’opinion publique) révèle que 70% des français s’opposent à la disparition du code département sur les plaques, ces derniers soutenus par le groupe de députés “Jamais sans mon département” initié par Richard Mallié (396 députés ont rejoint la cause, et ont accumulés presque 12.000 signatures).
Je ne crois pas et je ne croirais jamais en ces changement radicaux, qui ne font que donner un semblant de nouveau à la France, en brisant nos repères pour ainsi mieux nous bourrer le mou avec leurs palabres arguments endormeurs. Je m’oppose à cette réforme, en usant de mon objectivité : ce n’est pas selon moi une solution qui mérite tant de bouleversement.
Alors… Qu’en pensez-vous ?
¹ : Pour les sceptiques, je vais tout de même me justifier : pour obtenir le maximum de combinaisons pour la syntaxe AA-123-AA, j’utilise 26².999.26² ce qui me donne un peu plus de 450M de combinaisons possibles. Au rendement ou les voitures (et même les 49.9CC qui sont maintenant immatriculés) se recyclent, à moins d’un système de renouvellement prévu, le chiffre pourrait être rapidement saturé même à l’échelle nationale. L’ancien système lui, à 10000.26³.95 (pour 1234-AAA-## à 95 dépt.) on dépasse les 16 milliards à l’échelle nationale, mais toutefois demandant un équilibre dans les départements, ce qui n’est pas le cas je le concède. Cependant, un 123-AAAA-## aurait pu nous laisser du temps jusqu’à la prochaine crise du pétrole définitive… non ?




On en discute