Un gendarme qui se tire une balle dans le pied en visant comme tel…
Mon titre est assez subtil, je l’avoue. Mais là, je ne pouvais faire mieux. Aujourd’hui un flic de Draguignan se fait retirer sa plaque temporairement pour avoir joué le cowboy dans les locaux, à la suite de la tentative d’évasion d’un homme de 27 ans. Comment ? L’individu en question profite que la lumière de l’escalier s’éteigne pour s’enfuir par la fenêtre. Du coup, notre Lucky-Luke à képi tire 7 coups dans la —supposée— direction où le menotté (oui, il était dans la quasi-impossibilité d’utiliser ses mains) aurait tracé son parcours de cavale, mais en vain.
On retrouve donc notre papillon du dimanche gisant de l’autre coté de la clôture, au pied d’un arbre où il aurait grimpé pour faire le chemin inverse sans amorti, à bout de ses blessures.
Je ne ferais pas l’analyse de l’incident, ni l’apologie du scandale ; mais ceci s’ajoute à l’ardoise déjà bien remplie des bavures policières en France. Même en ignorant que l’interpelé faisait parti de la communauté des gens du voyages —c’est dit avec tant de grâce par l’AFP que je n’en changerais pas un mot— comment peut on tirer aveuglément dans la direction d’un suspect comme ça, sans tenter d’autre recours ? On ne parle tout de même pas de Fourniret et de sa greluche, on parle d’un père de 3 enfants, sous contrôle judiciaire, interpelé comme suspect dans une affaire d’agression sur un chauffeur routier.
Je ne prends pas défense des crimes commis par Joseph Guerdner (le suspect), mais je remet en cause les circonstances dans lesquelles on autorise un gendarme à utiliser son arme. Le policier ne peut l’utiliser qu’en cas de légitime défense, le gendarme lui, peut se servir de son arme pour une évasion. —La calotte heureuse est tout de même actuellement placé en garde-à-vue.—
Comment interpretez vous cette information ?
PS¹ : Pour le titre, se tirer une balle dans le pied est une expression québécoise. Google est là pour vous aider.
PS² : Voyez la dépèche sur le Monde . fr



Avouons que c’est pour le moins troublant. Les erreurs policières vont de paire avec les erreurs judiciaires, de plus en plus nombreuses.
Sans tomber dans l’absurdité absolue, je trouve qu’on banalise beaucoup la violence policière dans les feuilletons télé du dimanche soir sur TF1, ou le super policier usera de la force, mais pour le bien. Dans la vraie vie, ce sont de vrais gens, qui parfois on certes fais des choses socialement mauvaises, il n’en restent pas moins des Hommes. A force de laisser croire aux policiers qu’ils sont les nouveaux cow-boy du siècle, nous laisserons apparaitre comme pour les juges, des hommes imbus de leur pouvoir et trop sur d’eux même. Puisque de toute façon, la société l’acceptera…
Jusqu’au bout je resterais opposé aux traitements humiliants et dégradant. Jusqu’au bout je resterais opposé aux pratiques barbares. Non, on n’utilise pas les mêmes pratiques que ceux que l’on combat, sinon plus rien ne nous différencie. Si ce n’est un prétendu statut social facilement acquit…
Merci Baptiste, je partage le même avis que toi, sauf que je ne regarde pas TF1 le dimanche soir
. (Par contre j’eus adoré 24H chrono avant que cette série “synonyme” la redondance
)
Beaucoup se disent révoltés par ces actes, mais en réalité se ‘réjouissent’ de voir ce genre de nouvelles sortir de la bouche de PPDA, ce qui est beaucoup plus distrayant que les grèves de pêcheurs. Cela leur permet de se révolter devant leur tube, se donnant ainsi un semblant de rage et un semblant d’opinion solide. Mais le gouvernement sait que ce ne sont que fausses révoltes, qui ne muriront jamais plus loin que dans les foyers le temps d’un soir (à court terme). On assiste aussi au divertissement et manipulation de masse.
Pour en revenir au capeluche en képi, c’est inconcevable que l’on puisse même avoir un doute sur l’utilisation de son arme dans de telles circonstances : un suspect, ayant un passé judiciaire certes, mais pas reconnu comme danger public, faut pas déconner !
Merci Baptiste
Votre information est incomplète.
Un gendarme ne peut pas tirer simplement pour faire cesser une évasion. Il faut plusieurs critères réunis, dont l’un d’entre eux est que l’évadé ne le soit pas par manque de vigilance du militaire qui en a la charge. Un autre: tous les moyens doivent avoir été tenté avant d’ouvrir le feu.
Inutile enfin de trop vous offusquer pour ce gendarme qui aurait tiré abusivement (c’est sans doute le cas aux dires du papier - mais l’information n’est pas authentifiée). Ce corps de métier paie cher (mais reste assez mal payé) pour assurer ses missions au profit de ses concitoyens.
Bonjour Spinaker,
Tout d’abord, ce site n’est pas un diffuseur d’information, mais d’interprétation. Voir les choses d’un autre aspect que les médias nous les fournis et lieu de discussions (ce que vous faites avec beaucoup de courtoisie et de solidité).
Donc les informations que vous pouvez trouver dans ce blog sont généralement puisés dans différents médias. Les sources de cet article proviennent de LeMonde.fr (vous avez le lien en bas).
Ceci dit, l’acharnement public à lyncher la moindre erreur d’un policier est complètement normal. Ils ont le rôle de l’autorité, de l’exemple et servent à des tâches désagréables (répression, verbalisation). Donc l’erreur n’est pas admise (tel qu’un président ne peut se permettre d’insulter un citoyen, malgré l’homme qu’il est) et le peuple le fait savoir. Ce métier est dur,, mon grand-père, deux oncles et un cousin sont agents de la paix donc je connais bien les difficultés : mais il faut s’attendre à une réaction à la moindre bavure, c’est le métier !
Ils ne pardonnent pas les erreurs de citoyens, ils ne sont pas là pour le faire d’ailleurs, comme le peuple n’est pas là pour pardonner les leurs.
Quant au gendarme (je dis bien gendarme) il est dans le droit d’utiliser son arme dans certaines circonstances incluant l’évasion dans certains cas, ceci n’est pas incomplet.
Merci de partager votre opinion.
Cordialement, Francois.
PS : Êtes vous le Spinaker de #ubuntu-fr ?
Bonne réplique !
Cependant je persiste à dire que l’usage des armes lors d’une évasion, telle que le précise la loi, ne se limite pas au simple fait. Il faut bien un ensemble de circonstances qui autorisent le militaire à faire usage de son arme de service lors d’une évasion. Si une des circonstances n’est pas établie, l’usage est abusif. Mon propos était donc bien de compléter votre interrogation.
Pour le reste je suis d’accord avec vous.
Et pardonnez mon pseudo un peu anonyme, je ne correspond pas à celui que vous connaissez. J’utilise ce pseudo assez rarement, et particulièrement lorsque cela concerne mon métier.
Merci pour la réponse,
Oui bien sûr que des circonstance doivent être établies tel je disais quelques ligne plus haut : “il est dans le droit d’utiliser son arme dans certaines circonstances incluant l’évasion dans certains cas”. Je n’ai peut être pas été assez explicite dans l’article, je m’en excuse (parfois on a la fâcheuse tendance à résumer à sa guise lorsque l’on veut dire quelque chose…).
J’ai du respect pour le métier de gendarme ou policier, mais j’ai une bonne ardoise pleine tout de même… d’où une certaine intolérance envers ce genre de bavure
Merci pour votre contribution, c’est toujours agréable lorsque les critiques sont constructive (c’est assez rare à part chez mes habitués)
A bientôt je l’espère
Francois
Salut François !
Personnellement je ne comprends même pas qu’on puisse tergiverser en quoi que ce soit une demi-seconde à propos de l’usage d’une arme à feu par un fonctionnaire fut-il de police, de gendarmerie ou autre… Cela ne devrait intervenir que et UNIQUEMENT dans deux cas précis : sauver sa propre vie ou celle d’un tiers, rien d’autre !
Or un fuyard qui se contente de cavaler pour ficher le camps (qui plus est avec des menottes) doit être poursuivi, rien de plus ! Mais qu’est-ce que c’est que ce far-west là ???
Bonjour Dalipas
Il ne s’agit pas de tergiverser, mais de constater dans quelles situations un gendarme est dans le droit d’utiliser son arme, ce que la loi a prévu pour, ce qui est effectivement contestable dans cette situation.
L’homme devient extrêmement con dans deux situations : quand l’argent ou une arme entre en jeu, ce faux sentiment de contrôle et de puissance endort certains neurones de bon-sens. Je te rejoins donc, l’arme ne doit être utilisé qu’en cas de self-défense, que ce soit police, gendarme, douanier ou même le bon dieu si au moins il serait plus présent.
Cette situation est très embarrassante, et admirez une fois de plus comment le duo justice-média va tourner cette affaire… soit la mettre en sourdine, soit recuisiner la sauce pour la rendre à leur avantage. Vive la justice !
Merci Dali !
Ça tombe bien c’est ce que prévoit la loi.

J’aimerais simplement attirer votre attention sur le fait que si un individu subversif porte atteinte à vos biens ou à votre personne, vous serez sans doute le premier à demander ce que fait la police.
En ce sens, le mandat policier est celui donné par les citoyens. Nous ne sommes donc pas dans le Far-West.
Selon l’angle d’approche d’un évènement, votre position pourrait être à géométrie variable, au contraire des règles de déontologies qui animent les forces de gendarmerie et de police. Vous avez tout de même affaire a des professionnels. Le reste n’est que de l’exception et devrait être considéré comme telle.
Le combat du policier pour sauver leur crédibilité face à l’opinion public ne date pas d’hier… Mais il est normal que l’on se s’intéresse pas aux milliers de policiers qui font bien leur boulot, justement parce qu’ils font leur boulot comme tout le monde ! Personne ne s’intéresse à un ingénieur qui conçoit un pont, sauf si il s’effondre, mettant la vie d’autrui en danger ! Exactement pareil pour la police…
Quant à la “géométrie variable”, l’angle d’approche tire vers l’aigu plutôt que l’obtus, étant donné que les faits sont incontestables. Le blâme est à donner à ceux qui commettent ce genre d’erreur au dépens de la vie de citoyens, et non pas au peuple qui juge un peu rond la police tout entière.
J’ai cependant bien hâte de voir quel angle d’approche utilisera la déontologie, et j’espère qu’elle sera juste et ne saura se faire corrompre par les représailles que la décision du jugement peut engendrer.
Merci Spinaker
@Spinaker : Merci de ne pas faire de procès d’intention et encore moins de généraliser ou de mettre tout le monde dans le même sac !
Lorsque vous écrivez “si un individu subversif porte atteinte à vos biens ou à votre personne, vous serez sans doute le premier à demander ce que fait la police” je ne vois pas ce que vous voulez dire !!! Si un individu m’agresse je me défendrai, je dirai quel con, mais je n’irai certainement pas incriminer la police ni la rendre responsable de l’agression que je subis !!!!!
Pas de “géométrie variable ” en ce qui me concerne, je peux vous le garantir même si vous en doutez ! Il ne s’agit pas de faire un choix entre les “bons” et les “méchants” !!! Ce n’est pas parce qu’un individu est interpellé, que la police ou la gendarmerie ait le moindre petit droit de juger cette personne. Cela est STRICTEMENT du ressort de la justice. Le boulot des forces de l’ordre est de livrer l’individu interpellé VIVANT et dans l’état de santé dans lequel il se trouvait juste avant son interpellation à la justice qui, elle, décidera du niveau de culpabilité ou d’innocence, point final.
Donc quels que soient les motifs de l’interpellation d’un citoyen, rien, absolument rien, ne peut justifier qu’un fonctionnaire armé fasse usage de son arme contre cet individu sauf à défendre sa propre vie ou celle d’un tiers. ABSOLUMENT RIEN D’AUTRE, je maintiens !
Pourquoi donc l’image de la police en France est à ce point différente et tellement plus négative de celle du policier outre-atlantique ou même outre-manche (moi aussi je connais bien le Québec pour y être allé très souvent il y a une vingtaine d’années !) ? C’est cette question qu’il faut se poser… Et éviter d’y répondre trop rapidement par des poncifs ou des idées-reçues de premier niveau…
Je comprends bien votre position, a dessein j’employais davantage le vous comme générique plutôt que personnel.
Ce qui m’intéresse en l’occurence c’est votre critique spécifique et non votre ressenti général.
On est toujours prompt à critiquer les forces de police dans l’exercice de leur métier, et c’est effectivement normal, mais surtout souhaitable. On est souvent moins habile lorsqu’il s’agit de connaître les tenants et les aboutissants de ce qu’on appelle une bavure. Loin de moi l’idée d’affirmer qu’il n’y en a pas. Il se trouve de fait, que ce sont des hommes qui composent les forces de l’ordre et non des cyborgs programmés, dénués d’émotions. L’émotion est en outre un facteur professionnel qui est travaillé dans ces corps de métiers.
Je recommence donc sur mon idée de mandat. Si la gendarmerie a depuis 1903 un droit d’usage des armes spécifique, c’est que d’une part elle a su en faire plus que modéremment usage, d’autre part c’est que la république y a trouvé son intérêt. Et si la république y trouve son intérêt c’est que le citoyen le reclame.
On connait ces usages, ils sont au nombre de 5. La police n’en a qu’un qui est la légitime défense. La police est une force civile. La gendarmerie est une force militaire qui intervient sur le territoire national et sur le théâtre des opérations extérieures, par temps de paix comme de guerre. D’où l’extension du droit d’usage des armes.
Un gendarme bien formé (ce qui est la règle générale), connait les limites d’un tel pouvoir, et sait en user avec justesse. L’état sait aussi lui demander d’en faire usage dans des cas bien précis.
C’est pourquoi je ne vois pas pourquoi un citoyen tel que vous (je reconnais pour le coup la personnalisation du débat), demanderait ex-cathedra une restriction d’usage, alors que les professionnels mandatés pour y réfléchir et y veiller ne trouvent rien à y redire. Quand bien même vous auriez raison, connaissez-vous toutes les conséquences de votre requête.
Je précise tout de même que votre point de vue est tout à fait respectable.
Pour en revenir aux bavures, je souhaite bien entendu tout comme vous que la justice fasse son office. Le Code Pénal est très clair sur ce sujet, la faute est aggravée en fonction des prérogatives du présumé coupable. Ce qui est le cas ici puisque le gendareme agissait comme tel, et en mission.
Je reprends un détail (car je plussoie le reste de ton commentaire) sur l’image de la police outre-atlantique. Il ne s’agit pas d’une police différente. Elle commet de nombreuses erreurs aussi, les problèmes sont les mêmes, la déontologie également. La différence réside dans la mentalité du peuple Canadien. Ils sont loin d’avoir la mentalité révolutionnaire que l’on a, soutenu par notre histoire et nos révolutions, mai68 que l’on peut inclure aussi maintenant. Ici, c’est de nature que le peuple est pour le peuple, jamais pour la police. On l’apelle qu’en cas de gros danger, si on peut s’en passer tant mieux, car personne ne veut la voir. C’est comme ça, ici c’est 22 v’la les flics… Au Canada c’est une toute autre histoire.
Déteignant légèrement sur la culture américaine, là-bas la police se rapproche du héros (comme le pompier en France), pourtant je peux vous garantir par mon expérience que leur police est loin d’être moins “baveuse” (pour “bav. Premier réflexe du citoyen canadien en cas de pépin, c’est 911. Le peuple moyen lèche le cul du plus riche, lèche le cul du pouvoir. C’est un tas de petites choses qui font que la police est mieux perçue au Canada.
Bon, ce petit brouillon de commentaire pour dire que la police est loin d’être mieux au Canada !
Cette affaire en tous cas à des conséquences innatendues.
Elle est aussi une bonne occasion de comprendre les choses sous différents angles, c’est pour cela que je me suis permis d’intervenir ici, bien loin de vouloir faire des “procès d’intention”, mais de tenter de participer à la critique en offrant un point de vue, à la source, excellente occasion d’accepter sa critique comme étant perfectible.
Je vous livre in extenso cette dépêche de l’AFP:
DRAGUIGNAN, 27 mai 2008 (AFP) - 13h03
Mécontentement dans la gendarmerie: 5 à 600 gendarmes attendus mercredi au Luc (Var)
Cinq à six cents gendarmes en tenue sont attendus mercredi au Luc-en-Provence (Var) pour manifester leur soutien à leur collègue de Draguignan mis en examen et placé en détention provisoire après son implication dans la mort d’un homme qui s’évadait, a-t-on appris mardi auprès de gendarmes mécontents. Une telle manifestation serait exceptionnelle chez les gendarmes, soumis au devoir de réserve. Le seul précent remonte à 2001 quand des gendarmes avaient manifesté en tenue pour leurs conditions de travail. Elle n’a pas été confirmée par le porte-parole de la gendarmerie de la zone de défense sud. “Ce rassemblement est symbolique. Les gendarmes veulent manifester en silence leur soutien à leur collègue”, a déclaré un gendarme à l’AFP, sous couvert de l’anonymat. Une première manifestation de soutien qui doit réunir “des amis de la gendarmerie, des familles et des commerçants de Draguignan” a été annoncée pour mardi après-midi devant le palais de justice de Draguignan. Dans une tract diffusé en interne et dont l’AFP a eu copie, l’UNSA Police a apporté son soutien au gendarme: “Il avait su se faire apprécier, tant par ses qualités humaines que professionnelles”, souligne le communiqué. “L’affaire sur laquelle travaillait ce gendarme a engendré de nombreuses heures d’enquête et nécessité une grande disponibilité pour le service, l’heure à laquelle s’est déroulé le drame le démontre”, ajouté l’UNSA police. Joseph Guerdner, 27 ans, a été tué vendredi soir alors qu’il s’enfuyait menotté de la gendarmerie de Draguignan où il était gardé à vue pour une agression à main armée. Le gendarme soupçonné d’avoir tiré sur lui a été mis en examen pour coups mortels et placé en détention . L’autopsie de la victime a débuté mardi matin à Marseille, selon une source proche du dossier. Selon des gendarmes, une première réunion a eu lieu lundi avec la hiérarchie au peloton autoroute où est prévue la manifestation de mercredi. Les gendarmes ont pu exprimer leurs doléances. Une délégation a ensuite été reçue par le préfet du Var Jacques Laisné. Les membres de la délégation ont déploré la réaction de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui en demandant à l’autorité militaire de relever le gendarme de ses fonctions, “l’a présenté comme coupable” aux yeux de l’opinion publique. Ils se sont également étonnés que ce soit le ministre de l’Intérieur, qui n’est pas leur autorité d’emploi - les gendarmes sont des militaires -, qui ait réclamé cette mesure, considérée comme une sanction.
Concernant les policiers étrangers, je ne disais pas (loin de moi cette idée !!) qu’ils étaient meilleurs que les nôtres ! Je parlais juste de la perception qu’en a la population.
Que je sache, les policiers français n’ont pas pour devise “Servir et Protéger” ou s’ils l’ont ils feraient bien de l’arborer un peu plus. Ici on a plutôt l’impression que la devise serait “réprimer, faire chier, et se prendre pour des caïds” !! La police aussi a pas mal perdu de lettres de noblesse pendant les heures sombres de la France, quand elle obéissait à Vichy et collaborait avec un grand zèle…
Bon, je ne parle pas ici des gendarmes qui sont des militaires. Le gendarme à toujours eu une meilleur image que le policier. D’une manière générale, le policier est urbain, le gendarme rural. Hors des grandes agglomérations, le gendarme fait le boulot du policier.
Je ne crois pas en ce prétendu esprit révolutionnaire des Français. Les Français sont à mes yeux moins révolutionnaire courageux que pleutres collabos délateurs, il suffit de regarder l’Histoire (avec un grand “H”), autrement qu’au travers des manuels scolaires déformés, édulcorés et aseptisés mais avec courage, humilité et honnêteté.
Quant à la révolution, ce fut plus un gros bordel et un immense bain de sang qu’une transition intelligente et digne d’un régime à un autre…
Mais bon tout ceci pour en revenir au sujet et je maintiens que je ne comprends absolument pas qu’un gendarme ou un policier fasse usage de son arme contre un fuyard. Et cela en dehors de tout contexte de droit, de loi, d’autorisations ou non. Puisqu’il nous est rappelé qu’ils sont aussi des humains et non des cyborg, alors je fais appel à leur humanité : Oui s’il se sentent menacés il peuvent tirer dans un moment de panique ou d’affolement, cela je peux le comprendre. Mais non ils n’ont pas à tirer dans le noir, au jugé et encore moins dans le dos d’un fuyard. Il ne sont pas exécuteurs des basses oeuvres, ils n’ont pas droit de vie ou de mort, et ne sont pas justiciers. Ils tentent de rattraper, d’appréhender, mais non, ils ne tirent pas !!!
D’accord je viens de relire ton commentaire, j’avais mal saisi. Donc oui il s’agit d’une perception différente du corps policier d’un pays à l’autre.
Personnellement, je crois en l’esprit révolutionnaire malgré son engourdissement actuel et sa tendance (l’esprit) à devenir dépendant du confort et de la sécurité (rien de révolutionnaire là tu me diras
). Je crois en l’esprit imposé par l’histoire et la culture (déformée certes), qui se traduit aujourd’hui par “la grande gueule du français”. Peut importe si l’académie de l’histoire de France a des joker dans ses manches et mélange les cartes, reste que le fond de l’esprit y est, si je le compare à une culture différente que j’ai connu. Je ne valorise pas cet esprit qui est selon moi très souvent sans crédibilité puisque contradictoire à d’autres gestes fondamentaux (pourquoi gueuler que des compagnies déménagent en Espagne une marlboro à la bouche —bien que ce ne soit pas un geste fondamental, ce n’est qu’un exemple imagé).
Donc je re-situe mon opinion sur l’idée de l’esprit (avec un petit “e”
bon ce mot “esprit” j’ai du le dire 15 fois) du français, ce qui peux expliquer certaines de ces réactions.
Je rejoins en tout point ton opinion sur l’histoire un peu “édulcorée” (j’adore l’expression que tu emploies
) mais je dois dire que c’est un tout autre sujet, puisque je ne me basais pas sur la réalité historique mais sur les croyances populaires si je puis dire (et pour ne pas me répéter, sur “l’esprit” que les français s’accordent)
Bon, ces mots un peu dépourvus de syntaxe et de grammaire correcte, me rappellent qu’il est 2:09 et que je me lève à 7:00
Donc sur ce, bonne nuit Pascal, et merci de participer au débat.
Cependant j’avais adoré (cela à pas mal disparu en 25 ans !) un certain côté british comme, par exemple, les files d’attente au bus, très ordonnées, très respectueuses de l’ordre d’arrivée ou encore le réceptacle à monnaie qui faisait confiance au voyageur et ne comptait pas les pièces supposant que le compte y était toujours, ou bien encore le métro (sans parler de son incroyable propreté) dont les portillons avalaient les tickets et les conservait vu que les contrôles n’existaient pas. J’aimais ce comportement respectueux des autres qui semblait “inné” et pas contraint pas la force ou la peur du gendarme. La police ne faisait pas peur, elle ne semblait pas être là pour surveiller, contrôler, réprimer, mais vraiment pour protéger et servir.
Moi je mets cette différence sur le compte des influences latines pour nous, anglo-saxonnes pour eux. Après tout, ils font des U-turn là où nous faisons des demi-tours, utilisent les wipers et nous les essuie-glaces, pèsent sur la clutch quand nous débrayons et tombent en amour (le “to fall in love” littéral) quand nous tombons amoureux. J’adore les québécois, même si parfois, je les trouve un peu trop “américains” (c’est pourquoi je n’y suis pas resté, moi le pur latin !!!).
Excellent journée François, a bientôt !
Ahhhh oui les files aux arrêts de bus ! C’est génial ça !! Et c’est normal pour eux, ils font le saut en arrivant ici, en voyant cette bande de dépravés bousculer les vieilles pour piquer leur place (j’en rajoute un petit peu pour crédibiler le tout !
). Oui pas de contrôleurs, mais de ce coté, j’ai vu mieux à Edmonton : Pas de tourniquet, portes grandes ouvertes ! Et un métro ultra-moderne en plus (pas de chauffeurs comme celui qui arrive à Paris je crois, oui qui est déjà sur une certaine ligne).
Juste pour te contredire un peu [j'aime bien contredire même si c'est chiant] : la bataille classique franco-québecoise sur les anglicismes) : Ils magasinent là où on fait du shopping, ils se parkent dans le stationnement quand on se stationne dans un parking, ils mangent un trio gonflé filet de poisson au McDo quand on y mange un Maxi best-of filet-o-fish, ils regardent “La Matrice” quand on regarde “The Matrix”, ils mangent chez PFK (poulet frit kentucky) quand on mange chez KFC (kentucky fried chicken), ils trient le pourriel de leur courriel quand on trie le spam de nos emails et pour fini en douceur, un dernier subtil : actuellement est beaucoup plus proche de l’anglais (actually) que présentement
Bon ça tourne en rond cette guerre de mots… soyons saints et regardons la poudre que l’on a dans son nez et pas la paille dans celui du voisin (j’ai regardé Taxi Driver hier soir
)
Merci pour cette active participation, ça m’encourage à trouver d’autres débats (desfois j’ai l’impression que je ne vais chercher personne dans mes articles… pourtant j’ai près de 80 lecteurs, très peu commentent). Alors merci encore !
Laissez votre réponse !
Ces billets peuvent vous intéresser...
Les Chroniques Hebdo
Séries spéciales
J'ai oublié...
Le saviez-vous ?
On en disctue
Les Virtuoses
Blog Trotter
Ils sont passés
Tags
éducation abus Actualité agrégateur alcool arnaque blog blogging blogosphère buzz chaine chine coup de gueule flux français france google high-tech hoax insolite Internet J.O. Justice Langue française loi médias marketing musique note2be pékin people personnel petite mise à jour polémique Politique rss série sarkozy saturation Société social spam télévision tutoriel web2.0Thème entièrement designé par Francois Bouly basé sur Arthemia par Michael Jubel
Seul des logiciels libres ont été utilisé pour la création du blog.
Actuellement 4 Lecteurs connecté(s)